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Un jour j’irai
là bas, je sais que tu m’attends
Je viendrai lentement,
les bras chargés de fleurs
Mon cœur sera
en paix, j’aurai séché mes pleurs
Et je te parlerai
de pluie et de beau temps…

Tu m’apprendras
la neige emmitouflant la terre,
Et le fleuve
l’hiver prisonnier de la glace.
Devant le feu
de bois tous les deux face à face,
Nous oublierons
alors les années de misère.

Et nous bavarderons
devant la cheminée;
Et je te dirai
tout de mes amours naufrages,
De mes désillusions,
de mes anciens voyages,
De l’aventure,
hélas, par le temps laminée.

Toi tu me parleras
de tes nuits sans sommeil,
De la photo jaunie
tout au fond du tiroir,
De ce sombre
tissu qui cache le miroir
Pour mieux dissimuler
ton visage au réveil.

Puis lorsque nous
serons abreuvés de paroles,
Le cœur endolori
vibrant d’émotion,
Nos lèvres
s’uniront d’un baiser passion,
Et nous ferons
l’amour…

Pierre Coutreau
30 mars 2009.
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